LA DIMENSION FRACTALE DE L'HOMME
A partir de 1994, Meynard utilise la géométrie fractale pour
représenter l’humain au sein de la complexité du réel. Il abandonne la
perspective euclidienne pour les principes fractals d’expansion, de
saturation, d’entrelacs et de réseaux à l’infini.Babel, icône de la complexité
Mythe oriental où il est
raconté un temps où l’humanité partageait la même langue. En ce
temps-là, les hommes commencèrent à construire une tour pour atteindre
le ciel. Pour faire échouer leur plan, Dieu inventa les langues et les
hommes, ne se comprenant plus, abandonnèrent leur construction. La tour
resta inachevée et les hommes désunis.Meynard bouscule le mythe. Les hommes qui avaient conçu Babel comme une architecture infinie de pierres pour atteindre le ciel vont devenir Babel elle même architecture infinie d’hommes. Créant un fractal de silhouettes humaines qu’il nomme la «Matrice», il va utiliser ce fractal, infiniment multiplié, pour construire sa Babel.
En pleins et déliés, ombre et lumière, ce fractal compose graphiquement les signes d’une écriture et se multiplie comme une écriture. Les hommes sont devenus phrases infinies et si la Babel d’Orient les montrait désunis, séparés par les langues, Meynard les représente comme une chaîne d’humanité appartenant à la même écriture.
Cette Babel, Meynard l’a voulue protéiforme pour la libérer de toutes références historiques ou géographiques : tour, pyramide, sphère, lames de verres, quadrilatère…
Protéiforme et itinérante : Babel voyage, Chine (Shenzhen) et l’Italie (Sermione) en 2008, Turquie (Istanbul) en décembre 2009, France en septembre 2010 à la Villa Tamaris (Var).
Mais Babel, c’est aussi l’homme en soi, multiple et composé, composite, chaos fou et organisé de gènes et de libertés : géométrie énigmatique.
































